Flash-Back: Melbourne 2008, ou une course à élimination. (+GP en intégralité, commentaires en anglais)

Chaque mercredi précédant un Grand Prix, nous reviendrons sur une édition effectuée sur ce tracé qui a particulièrement marquée les esprits. Pour ce premier rendez-vous, nous avons choisi le GP d’Australie 2008, qui avait vu la victoire de Lewis Hamilton.

Nous sommes le 16 mars 2008. Il est 6 heures à Paris lorsque les feux s’éteignent sur la grille de départ, lançant la 59ème saison de Formule 1. La veille, Lewis Hamilton, vice-champion du monde en titre, avait signé au volant de sa McLaren-Mercedes sa septième pole position en Formule 1, devant la BMW Sauber du polonais Robert Kubica et son coéquipier finlandais Heikki Kovalainen

premier virage AUS 2008Dès le départ survinrent plusieurs accrochages au cœur du peloton. Tout d’abord, Felipe Massa, quatrième sur la grille de départ, part à la faute dans le premier virage. S’il heurte le mur, le brésilien peut repartir après avoir changé son aileron avant. Une chance que n’ont pas eu Sebastian Vettel (Toro Rosso), Mark Webber (Red Bull), Jenson Button (Honda), Giancarlo Fisichella (Force India) et Anthony Davidson (Super Aguri), qui ne termineront pas le premier tour.

Après l’intervention de la sécurité, deux autres pilotes mettent pied à terre. Adrian Sutil rencontre des problèmes hydrauliques au huitième tour, tandis que la Toyota de Jarno Trulli subit une panne électrique 10 tours plus tard.

reuters125083091603084935_bigAu 25ème tour, alors qu’il tentait de dépasser David Coulthard pour remonter dans les premières places du classement après sa sortie de piste initiale, Felipe Massa accroche le pilote Red Bull, ce qui provoque l’abandon de ce dernier, et une nouvelle intervention de la sécurité. Le brésilien quitte la course 4 tours plus tard, victime de problèmes moteur.

A mi-course, 9 pilotes sur les 22 engagés ont d’ores et déjà abandonné. Ils seront bientôt rejoints par la Renault de Nelson Piquet Jr au 30ème tour (embrayage), puis par la Super Aguri de Takuma Sato deux boucles plus tard, pour cause de soucis de transmission. Ainsi, la moitié du peloton était hors-course après la 32ème boucle.

Loin de cette agitation, Lewis Hamilton domine la course sans contestation possible, devant Kovalainen, Heidfeld et Kubica, tandis que le champion du monde finlandais Kimi Raikkonen est en proie à des difficultés avec sa monoplace, et a du mal à gérer la suppression de l’antipatinage au volant de sa Ferrari, partant à la faute plusieurs fois sans conséquence.

Glock-AusGP-2008Puis au 44ème tour, la Toyota de Timo Glock décolle dans le virage 12, terminant sa course dans le mur, ce qui provoque l’intervention de la voiture de sécurité. Alors sixième, Rubens Barichello s’engoufre dans la voie des stands, mais franchit la sortie de la pitlane au feu rouge, entraînant après-course sa disqualification.

Au re-start, Kubica se fait harponner par le débutant Kazuki Nakajima, provoquant l’abandon du polonais, alors que Kimi Raikkonen, menaçant sur son compatriote Heikki Kovalainen (qui s’est arrêté au stands juste après l’intervention de la SC, chutant dans le classement) pour le gain de la 5ème place, rencontre un problème mécanique à 5 tours de la fin, et doit également abandonner.

Alors qu’il ne reste que quelques kilomètres à couvrir, Sébastien Bourdais, dont c’est le premier Grand Prix, pointe en 4ème position de cette course à élimination, derrière Hamilton, Kubica et Rosberg. Soudainement, le moteur de la Toro Rosso du français rend l’âme, le privant de ce qui aurait été le meilleur résultat du français.

podium 2008Au final, durant cette course folle, seize pilotes auront abandonné, pour six survivants. Lewis Hamilton n’aura pas tremblé pour s’imposer devant les allemands Nick Heidfeld et Nico Rosberg, qui décroche ici son premier podium en F1. Suivent Fernando Alonso, Heikki Kovalainen et Kazuki Nakajima, qui inscrivit pour sa première course ses trois premiers points en F1. Bourdais et Raikkonen seront néanmons classés, et s’empareront de 2 et 1 points.

Nous vous proposons de revoir ici-même le Grand Prix d’Australie 2008 (Commentaires en anglais, départ après 58 minutes de vidéo.)

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