Jusqu’au mardi 12 mars, nous vous proposerons chaque jour un focus sur une des écuries engagées au cours de la saison 2019. Huitième épisode ce dimanche avec l’écurie Red Bull, 3ème du classement constructeurs la saison dernière.
L’écurie en chiffres
- 265 GP disputés
- 59 victoires
- 60 pole positions
- 155 podiums
- 4 titres pilotes (Dernier:2013)
- 4 titres constructeurs (Dernier: 2013)
Un historique détaillé de Aston Martin Red Bull Racing est disponible ici
La saison dernière
Troisième en 2017, mais éloignée du tandem Mercedes-Ferrari malgré trois victoires, Red Bull arrive en 2018 avec la ferme intention de se rapprocher de ce duo de tête, voire de se mêler à la lutte pour le titre. Si le progrès est confirmé par un début de saison prometteur durant lequel l’écurie s’impose trois fois lors des neuf premières courses par l’intermédiaire de Daniel Ricciardo, en Chine puis à Monaco, et Max Verstappen en Autriche, soit autant de succès, sur la même période que Ferrari et Mercedes, les espoirs de titres sont vite réduits à néant.
En effet, durant le premier tiers du championnat, le jeune néerlandais Max Verstappen se montre trop agressif, et enchaine, de ce fait, les contre-performances, avec en point d’orgue la collision avec Ricciardo en Azerbaïdjan, qui lui, se montre victime de problèmes mécaniques récurrents, le contraignant trop souvent à l’abandon.
Malgré des Grands Prix décevants, Verstappen continue à garder toute l’estime de sa direction, ce qui affecte grandement son coéquipier, qui décide, à la mi-saison, de quitter Red Bull pour Renault en 2019. Renault, justement, qui arrêtera de motoriser l’écurie autrichienne à la même date. Des lors, Verstappen est clairement privilégié par son écurie, encore plus que par le passé. Et ses résultats s’en ressentent puisque le néerlandais comptabilise sept podiums supplémentaires sur les 9 dernières courses de l’année 2018 (dont une victoire), ayant fait suite à l’annonce de Ricciardo, alors qu’il n’en avait récolté que trois lors des douze premières manches.
Quant à l’australien, sa fin de saison ressemble à un long chemin de croix, lésé par une mécanique défaillante (8 abandons sur la saison). Ainsi, après sa victoire à Monaco lors du sixième Grand Prix, il n’a plus jamais eu l’occasion de monter sur le podium, malgré une pole position inattendue au Mexique, devant son coéquipier.
Au final, avec quatre victoires et deux pôles, Red Bull donne l’impression de s’être rapprochée de la tête en 2018. Cependant, les nombreuses pannes rencontrées par la RB14 ont eu pour effet de placer le taureau dans un no men’s land au classement constructeurs, loin derrière Ferrari, second, et très loin devant Renault, quatrième
La Red Bull RB15 en photos
Les pilotes pour la saison 2019


L’ambition affichée
Plusieurs objectifs ont été évoqués par l’écurie: En effet, Helmut Marko envisage le titre pilotes avec Verstappen, tandis que Christian Horner vise plutôt cinq victoires au cours de la saison.
La présaison
La présaison de Red Bull est difficile à évaluer: Si la fiabilité était au rendez-vous, les deux accidents de Pierre Gasly a privé l’écurie de quelques heures de roulage. De plus, avec les 11èmes et 17èmes meilleurs temps pour les deux pilotes, le chronomètre ne parle pas en faveur du taureau, même si les tours rapides n’ont pas constitué une priorité.
Le pronostic
Pour 2019, Red Bull a un nouveau moteur, et celui-ci aura besoin de quelques Grands Prix afin d’apporter une plus-value à la RB15. De plus, l’écurie part de trop loin par rapport à Ferrari et Mercedes. C’est pourquoi la troisième place semble être attribuée à la firme autrichienne, malgré quelques victoires
Le pari pour la saison à venir
Pierre Gasly obtiendra au moins trois podiums
Vous avez manqué les présentations précédentes? Pas de panique, vous pouvez toujours vous rattraper!
Samedi 09/03: Renault
Vendredi 08/03: Haas
Jeudi 07/03: McLaren
Mercredi 06/03: Racing Point
Mardi 05/03: Alfa Romeo
Lundi 04/03: Toro Rosso
Dimanche 03/03: Williams